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Corpus de Lit
- PIECES PHOTOGRAPHIQUES UNIQUES -
ACTE I en 11 scènes.


Le moment était venu, après toutes ces années, de regarder dans ma quête d’images celles qui me permettraient d’accéder, ou de sentir un autre coté du miroir.
Etre à la fois devant et derrière l’objectif, aller à la rencontre du rêve dans une projection du réel. S’impliquer physiquement sur la surface d’un lit photosensible, fait se poser l’indispensable question de la taille d’une image dans un espace de représentation. Privilégiant ainsi le rapport qu’elle va entretenir avec l’oeil qui l’observe.“Une ombre impressionnée et fixée”, fait accéder directement à la photographie. CORPUS DE LIT est né de cet idiome.

Travailler sur le papier même de la formation de l’image, il fallait commettre ce délit. Reprendre la trace de l’image photographique depuis sa première matérialisation le jour où la conscience collective avait laissé l’empreinte d’un certain visage il y a près de vingt siècles sur le “voile de Véronique”.
Comment ne pas tenter aujourd’hui la confrontation d’une reproduction du “réel” avec un nouveau suaire : le papier photographique.

Le laboratoire devient alors le théâtre même où l’image et l’empreinte se réunissent dans un embrassement étroit de la projection d’un négatif et du corps positif couché directement sur le papier. Une pièce unique s’y joue dans la nudité d’un corps et la blancheur immaculée de l’émulsion, une re-création s’entreprend dans la lumière sodiumisée de ce second lieu matriciel.
Ici, le souffle chaud, tel un phylactère laisse une trace muette de la renaissance, là, cette main moite des affres d’une gestation difficile signe l’authenticité de la communion ...
Les draps d’un lit projetés vont devenir d’authentiques machines à lumière, des voiles, des trames, des pièges, des révélateurs, des écrans, des rideaux, des spectres, des fantômes de lumière. Le corps en photogramme va créer des clairs-obscurs, des traces fantomatiques, des visions à moitié rêvées où l’on repère des éléments d’un corps tronqué, à reconstituer, mieux encore voire imaginer ledit corpus.

Jouer avec la nuit, le trouble du noir, la viscosité de la soie, croire que l’on peut voir, voir de ses yeux mêmes l’image du corps imprégné sur la toile du drap. Images troubles à force de voir, ne rien voir, trouver quelque chose à force de ne rien voir et y croire.
Renouer avec l’histoire du Suaire de Turin, ce corpus dei, qui devient très exactement l’origine de l’avènement au regard par la force du voir.

Pierre Olingue


L'Acte I se compose de 11 scènes N&B.
Tirages argentiques suspendus.
Formats : 90x125 cm et 125x180 cm.
Pièces uniques, réalisées par l'auteur.

L'Acte II est en cours de réalisation, il comportera 9 scènes dans les mêmes formats.

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scène 1.jpg Acte I scène I - © Pierre Olingue - 1999
Format : 125 x 180 cm
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